Exemple de réponse à l'exercice S01-2 : exemple en actionnement électrique.

Retour à l'énoncé ?

Les calculs du fabricant sont corrects ... pourtant le dispositif final risque d'être inutilement lourd et cher. En effet, le fabricant s'est imposé une contrainte inutile, à savoir le bras de levier du système bielle-manivelle.
La conception ne sera donc pas optimale (sauf si par un bienheureux hasard il a choisi le bras de levier optimal !).

Pour pouvoir choisir judicieusement le bras de levier, il faut avoir une idée de l'influence de celui-ci sur le prix des composants, et à défaut faire plusieurs demandes d'offre correspondant à des valeurs différentes du rapport.

Commentaire technique : la taille d'un moteur électrique dépend essentiellement du couple qu'il doit fournir. En réduisant le bras de levier, on réduit ce couple et donc la taille de l'actionneur...mais l'actionneur doit présenter un débattement angulaire plus grand.
Signalons encore que l'énoncé de l'exercice ne donne qu'une vue tronquée du problème, parce que les performances dynamiques ne sont pas prises en compte. En pratique, les mouvements doivent ètre réalisés en un temps limité et donc le couple électromagnétique développé par l'actionneur doit compenser à la fois le couple antagoniste et son propre couple d'inertie.
L'inertie de l'actionneur est donc une caractéristique importante de celui-ci... ce qui complique la rédaction d'un cahier des charges puisque l'inertie acceptable dépend du supplément de couple que l'actionneur peut développer ! On ne peut donc pas choisir judieusement les caractéristiques de l'actionneur si l'on n'a pas une idée des relations entre son inertie, son débattement angulaire et son couple électromagnétique... ce qui peut amener le rédacteur du cahier des charges à faire un peu de physique interne des actionneurs.

 

Dernière mise à jour le 25-06-2002