Exemple de solution à l'exercice S05-6
: Que peut-on déduire de la vitesse nominale d'un moteur asynchrone ?Le nombre de paires de pôles est p = 2.
En effet, on sait que la vitesse normale de fonctionnement d'un moteur asynchrone ne peut être que légèrement inférieure à sa vitesse de synchronisme. Or, pour un moteur alimenté en 50 Hz, cette dernière est égale, en tours par minute, à 3000 / p , et ne peut donc valeur que 3000 t/m, 1500 t/m, 1000 t/m .... Dans le cas présent, la vitesse nominale (1440 t/m) est juste inférieure à 1500 t/m. La vitesse de synchronisme est donc de 1500 t/m , ce qui correspond à deux paires de pôles.
La vitesse du champ magnétique n'est autre que la vitesse de synchronisme du moteur, soit
(S05-60) 3000 / 2 = 1500 t/m , ou encore 1500 /60 = 25 t/s .
La vitesse de rotation est d'autant plus proche de la vitesse de synchronisme que le couple électromagnétique est faible. A vide, le couple électromagnétique est faible (car il ne doit compenser que le couple de frottement). La vitesse à vide sera donc inférieure à 1500 t/m , mais beaucoup plus proche de 1500 t/m que de la vitesse nominale.
La puissance convertie en puissance mécanique est égale au produit du couple électromagnétique (en Nm) par la vitesse de rotation du rotor (en radians/sec). Par contre, la puissance transmise par le stator à travers l'entrefer est égale au produit du couple électromagnétique (en Nm) par la vitesse de rotation du champ, c'est-à-dire la vitesse de synchronisme (en radians/sec). Le rapport des deux puissances est donc de 1440 /1500 = 96% .
Le rendement ne pourra donc être supérieur à 96%.
Cette valeur du rendement tient compte uniquement des pertes rotorique (essentiellement par effet Joule et dans une faible mesure par pertes magnétiques). En pratique, le rendement sera plus faible parce qu'il y a aussi des pertes au stator (par effet Joule et pertes magnétiques) , ainsi que des pertes mécaniques (par frottements).
Dernière mise à jour le 26/02/2002.