Exemple de solution à l'exercice S06-6 : Que peut-on dire de la tension rotorique ?

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Puisque, en régime, la fréquence rotorique d'une machine synchrone est nulle, il n'y a pas de variation du flux magnétique et donc pas de tension induite dans l'enroulement d'excitation. La donnée du flux était donc superflue dans cet exercice ! Ce résultat ne dépend pas de la façon dont le stator est réalisé !

Par contre, puisqu'il n'y a pas de tension induite et que l'inducteur est formé de cuivre, métal dont la résistivité n'est pas nulle, la seule façon de faire circuler le courant d'inducteur est d'appliquer aux bornes de celui-ci une tension donnée par la loi d'Ohm

(S06-50) uf = Rf if

Il faut donc pour répondre à cet exercice estimer la résistance de l'inducteur, ce qui peut se faire par la loi de Pouillet :

(S06-51) Rf = r L / S = (1 / 5.7 107) * 100 / 1 10-6 = 1.754 W

La tension d'inducteur doit donc valoir

(S06-52) uf = 1.754 * 5 = 8.77 V

Par ailleurs, le nombre de pôles du rotor doit, comme dans toute machine à champ tournant, être identique au rotor et au stator. Puisque la vitesse de rotation est de 750 t/m , soit 750/60 = 12.5 t/s , alors que la fréquence électrique est de 50 Hz, le nombre de paires de pôles est

(S06-53) p = 50/12.5 = 4

soit un nombre 2p = 8 de pôles.

 

Dernière mise à jour le 09/04/2003.