Énergie solaire photovoltaïque
Semaine 2 : Aspects du comportement des installations
photovoltaïques en conditions réelles
Guidance
Montage en parallèle de modules ou de branches.
Montage en parallèle de cellules identiques
La caractéristique courant-tension obtenue lors du montage en parallèle de deux cellules identiques est représentée à la figure S02-16. Comme dans le cas du montage en série, la puissance maximale de l'ensemble est égale au double de la puissance maximale d'une cellule. Mais cette fois, la tension optimale de l'ensemble est la même que pour une seule cellule, alors que le courant optimal de l'ensemble est égal au double du courant optimal d'une seule cellule.
Figure S02-16 : Montage en parallèle de deux cellules solaires identiques
Ce résultat se généralise sans difficulté au cas de n cellules identiques montées en parallèle : il suffit de dilater la caractéristique d'une cellule d'un facteur n dans la direction de l'axe des courants.
Montage en parallèle de cellules différentes
En pratique, les cellules ne sont jamais tout à fait identiques. Une différence de courant de court-circuit peut provenir d'une différence au niveau de la fabrication des cellules, mais elle peut également être causée par une différence dans le rayonnement solaire reçu (ombres).
La figure S02-17 illustre la mise en parallèle de cellules non identiques. Dans ce cas, aucun problème ne se pose. Pour chaque valeur de la tension, le courant généré est la somme des courants de chaque cellule. Comme la tension dépend peu de l'intensité lumineuse, la cellule faible a pratiquement la même tension à vide et la même tension optimum que la cellule normale. La puissance totale générée est donc pratiquement égale à la somme des puissances que chaque cellule pourrait générer individuellement.
Figure S02-17 : Mise en parallèle de deux cellules non identiques
La conclusion ci-dessus se généralise au cas de nombreuses cellules interconnectées.
Le montage en parallèle de cellules non identiques ne pose guère de problèmes : les "bonnes" cellules fournissent la puissance dont elles sont capables. Seules les "mauvaises" cellules sont sous-utilisées.
Lorsque le champ photovoltaïque comporte plusieurs branches,
connectées en parallèle, chaque branche étant
formée de la mise en série de plusieurs cellules (figure
S2-18), la conclusion ci-dessus reste appliquable : seules les "mauvaises"
branches sont sous-utilisées.
Malheureusement, comme nous l'avons vu à la page précédente, il suffit d'une "mauvaise" cellule dans une branche pour que les caractéristiques de toute la branche soient fortement détériorées. En pratique, les branches "saines" maintiendront la tension de l'ensemble à un niveau tel que la branche qui comporte une "mauvaise" cellule n'arrivera pas à débiter de courant, ce qui la rendra inopérationnelle.
Figure S02-18 : Connexion en série et parallèle d'un champ photovoltaïque
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Dernière mise à jour le 15-03-2003