Exemple de réponse à l'exercice proposé S13-2
: réglage par la tension d'entrée d'une ligne ou par condensateur shunt.Réponse à la question a
On n'a besoin que de la première des deux relations (S13-40), soit
(S13-41)
On a
(S13-42)
donc, puisque le facteur de puissance est de 0.85 capacitif,
(S13-43)
On déduit donc de (S13-41) (que nous avons multiplié par
pour éviter de faire intervenir ce nombre
dans les calculs numériques)
(S13-44)
soit
(S13-45)
La tension cherchée est le module de cette expression, soit 457.9 kV .
Principe du calcul du condensateur shunt requis pour obtenir un fonctionnement à tensions imposées
On considère que UR et US sont connues en norme. On prendra
UR comme référence de phase, de sorte que le phaseur correspondant
est complètement connu. Le lieu du phaseur
est un cercle.
Le courant fournit par la ligne se subdivise en un courant absorbé par la charge et un courant absorbé par le condensateur shunt
(S13-46)
Le courant est complètement connu, tandis
que le courant
n'est connu qu'en phase (il est en
avance de 90° sur
). Le lieu de
est donc une droite connue (voir figure S13-3).
En utilisant la relation (S13-41), on peut donc obtenir un lieu de la tension
formé d'une droite. On connaît donc
deux lieux pour cette tension (un cercle et une droite). La solution se trouve à
l'intersection des deux lieux : il y a donc théoriquement deux solutions possibles pour
ce problème.
Figure S13-3
Cette construction géométrique correspond à un calcul numérique.
On a, en raisonnant sur le circuit équivalent monophasé pour éviter les
facteurs ,
(S13-47)
donc, en substituant dans (S13-41) et en multipliant l'expression obtenue par
,
(S13-48)
Pour décomposer cette équation en deux équations réelles, posons
(S13-49)
(S13-50)
(S13-51)
(S13-52)
On obtient ainsi
(S13-54a) Us Ur cos d = - b2 Qr + z1
(S13-54b) Us Ur sin d = b1 Qr + z2
avec
(S13-55a) z1 = a1 Ur2 + b1 (-Pr )
(S13-55b) z2 = a2 Ur2 + b2 (-Pr )
Le système (S13-54) est un système de deux équations à deux inconnues. Puisqu'il ne comporte que des puissances et des tensions, on peut l'utiliser en y portant directement les puissances triphasées et les tensions de ligne.
En isolant dans ces équations cos d et sin d , et en les éliminant par la formule fondamentale de la trigonométrie, on obtient une équation du second degré
(S13-56) (b12 + b22) Qr2 + (2b1 z2 - 2 b2 z1 ) Qr + z12 + z22 - Us2 Ur2 = 0
soit
(S13-57)
avec
(S13-58) z3 = 2(b1 z2 - b2 z1)
(S13-59) z4 = z12 + z22 - Ur2 Us2
Il faut pour que l'équation (S13-57) soit soluble que
(S13-60)
On obtient alors
(S13-61)
d'où l'on déduit la puissance réactive fournie par la capacité
(S13-62) QC = QL + Qr
et la valeur de la capacité (dans le cas d'un montage étoile)
(S13-63)
Réponse à la question b
Il suffit d'introduire les valeurs numériques dans les relations ci-dessus. On obtient successivement (en utilisant les tensions de ligne et les puissances triphasées dans le calcul).
-Pr = 400 x 0.9 = 360 MVA
a1 = 0.9487
a2 = 0.0497
b1 = 39.60
b2 = 147.79
z1 = 151248 (kV)2
z2 = 60381 (kV)2
z3 = -39923709
Us2 = 172225 (kV)2
z4 = 1652532665
r
= 1.4356 1015Qr = 1662.04 ou 43.44 MVAr
QC = 1836.40 MVAr ou 217.80 MVAr
C'est bien entendu la seconde solution qui sera retenue. Non seulement la première solution nécessiterait un condensateur inutilement grand, mais elle enverrait de grandes quantités de puissance réactive vers l'émetteur et donc ferait circuler des courants importants à la fois dans la ligne et dans cet émetteur.
Dernière mise à jour le 26-11-2002