Énergie solaire photovoltaïque
Semaine 9 : Modélisation du ciel

Note sur le spectre lumineux

La lumière est composée d'ondes électromagnétiques. On dit que sa couleur est pure lorsque ces ondes ont une seule fréquence (ou, ce qui revient au même, une seule longueur d'onde). La lumière blanche est un mélange d'ondes de fréquences différentes (donc un mélange de plusieurs couleurs).

Les phénomènes d'absorption et de diffusion par l'atmosphère sont très différents selon la fréquence considérée

On peut s'en rendre compte facilement, par exemple en constatant que, par temps clair, le ciel est bleu, ce qui est l'indice d'une diffusion par les gaz constants plus importante pour cette couleur.

Le spectre de la lumière reçue au niveau du sol dépend donc de la masse atmosphérique et de l'état de l'atmosphère. Ce phénomène est en principe très important pour l'étude des modules photovoltaîques car, comme nous le verrons la semaine prochaine, leur sensibilité est très différentes en fonction de la couleur de la lumière reçue.

En principe, l'étude faite aux pages précédentes devrait être effectuée pour chaque fréquence séparément. Un tel travail nécessiterait des données relatives à l'atmosphère dont nous ne disposons pas. Pour cette raison, la modélisation effectuée aux pages précédentes a occulté le fait que le spectre solaire se modifie lors de la traversée de l'atmosphère (à l'exception de quelques corrections comme le fait d'avoir rendu le paramètre ko fonction de la masse atmosphérique m).

Une alternative consiste à calculer seulement l'éclairement total (toutes longueurs d'onde confondues) et un petit nombre de caractéristiques du spectre. Pour l'instant, une seule de ces caractéristiques est identifiée, l'APE. On peut la déterminer par calcul en adaptant la méthode décrite à la page consacrée au spectre de la semaine passée.

Pour cela, on doit préalablement déterminer la fonction Gmax(h) du lieu, ce qui peut se faire en traitant des données expérimentales comme expliqué la semaine passée, soit en calculant l'éclairement maximum sur plan horizontal (avec des valeurs appropriées des paramètres atmosphériques, et notamment un trouble additionnel nul).

Après avoir obtenu la valeur de l'éclairement global horizontal (par mesure ou par calcul), on peut calculer en divisant cette dernière par Gmax, on obtient une valeur pour l'indice de clarté ktcs du CREST. On en déduit la valeur de l'APE comme expliqué à la page consacrée au spectre de la semaine passée.

Il devrait aussi être possible, en se basant sur des expressions empiriques, de déterminer approximativement, a posteriori, le spectre solaire au niveau du sol en tenant compte de l'éclairement reçu. Le visiteur intéressé pourra consulter la référence suivante :

D. Crommelynck et A. Joukoff, "A simple algorithm for the estimation of the spectral radiation distribution on a horizontal surface, based on global radiation measurements", Solar Energy, Vol. 45, N°3, pp. 131-137, Pergamon Press, 1990

Notons encore que le spectre du rayonnement direct... à continuer.

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Dernière mise à jour le 08-03-2008