ELEC 2311 : Physique interne des convertisseurs
électromécaniques
Semaines 1 : Introduction à la conception
Guidance
Choix d'un modèle
Les modèles constituent, avec les méthodes d'analyse, le sujet principal du cours et seront traitée avec plus de détails au cours des semaines prochaines. Pour l'instant, nous nous contenterons donc de généralités, le but de cette page étant de fournir suffisamment d'information pour pouvoir tracer les grandes lignes d'une étude.
Choix de la dimension du problème traité
Alors que l'analyse d'un circuit électrique est un problème à une dimension (le temps est la seule coordonnée), l'analyse d'un composant est un problème qui peut comporter jusqu'à 4 coordonnées : 3 coordonnées spatiales (par exemple x, y et z ) en plus de la coordonnée temporelle. Comme la complexité d'une analyse augmente rapidement avec le nombre de coordonnées, on tend dans toute la mesure du possible à réduire la dimension du problème.
Le temps est souvent éliminé.
Le nombre de dimensions spatiales peut aussi être réduit en utilisant les symétries du problème ou en imposant à la répartition de champ une contrainte qui semble raisonnable.
Bien entendu, pour obtenir un modèle à une ou deux dimensions seulement, il faudra introduire des simplifications et donc commettre des erreurs de modélisation. Cependant, la complexité de la résolution augmente très rapidement avec la dimension du problème d'analyse. On peut donc conseiller de commencer l'étude avec un modèle de dimension aussi faible que possible, et de ne passer à des modèles de dimension supérieure que si la nécessité s'en fait sentir.
Echelle de temps considérée
Tous les phénomènes qui se déroulent dans un dispositif ne s'effectuent pas à la même échelle de temps. Ainsi, le temps mis par les semi-conducteurs de puissance pour passer de l'état bloqué à l'état saturé ou vice versa se mesure en nanosecondes ou microsecondes. Pour étudier ce phénomène, il est normal de prendre un pas de calcul de l'ordre de la ns . Il serait cependant absurde d'étudier les quelques 20 ans de durée de vie d'un dispositif en effectuant un calcul toutes les nanosecondes ! En fait, une fois étudié le phénomène de commutation des semi-conducteurs, il est normal de considérer pour la suite de l'étude qu'il s'effectue instantanément (saut de tension, de courant, dissipation d'énergie instantanée...). La suite de l'étude peut alors s'effectuer à des échelles de temps de plus en plus grandes, choisies de façon à décrire correctement, par exemple
Echelle spatiale considérée
Tout comme leur déroulement temporel, la répartition spatiale des phénomènes doit s'étudier à une échelle adaptée au phénomène étudié. Citons
Autres caractéristiques des modèles
Degré de généralité
Certains modèles ne s'appliquent qu'à des structures très particulières, d'autres à pratiquement toutes les structures imaginables.
Il est utile de se demander de quelle quantité d'information on a réellement besoin pour traiter le problème.
Précision
Il est utile de se demander quelle est la quantité d'information réellement significative dans le cadre du problème traité.
Possibilité de généralisation
Lors du choix d'une méthode, il est intéressant de tenir compte des extensions qui pourraient s'avérer nécessaire pour la suite de l'étude.
Ainsi, un modèle qui utilise une formule d'action à distance n'est pratiquement
utilisable que si le milieu est magnétiquement linéaire et homogène (vide
et corps non magnétiques).
Un tel modèle peut être très efficace pour certains dispositifs, mais on ne
pourra pas l'adapter au cas oùve une pièce magnétique est ajoutée
au dispositif.
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Dernière mise à jour le 03-09-2007