Circuits glissants
3. Modélisation à un circuit glissant linéique des machines DC à collecteur électronique

Modèle filiforme de référence pour une machine à couplage sinusoïdal

Sur ce site, nous utiliserons à plusieurs reprises un modèle à circuits filiformes idéalisé qui nous servira

Ce modèle de référence est celui d'une machine qui comporte un circuit inducteur " f " mobile et un induit fixe formé de n branches filiformes comme représenté à la figure S03-20. La position angulaire de l'inducteur (rotor) sera désignée par la lettre q . Les branchements de l'induit seront numérotés par un indice " i " allant de 1 à n .

Dans ce modèle, nous négligeons les résistances et les inductances sont supposées linéaires (pas de saturation). Nous considérons qu'il s'agit d'une machine à pôles lisses, donc que l'inductance de l'inducteur Lf est constante.

Nous supposons les couplages sinusoïdaux, c'est-à-dire que, moyennant un choix convenable des axes de référence, on peut écrire les mutuelles entre l'inducteur et chaque branchement de l'induit sous la forme

(S03-50) Mf i = Mo cos ( q - ( 2 i - 1) d )

et les inductances mutuelles des branchements sous la forme

(S03-51) Mi j = M cos [ ( i - j) d ] si i ¹ j

tandis que l'inductance propre d'un branchement vaut

(S03-52) Mi i = L ³ M

Dans ces expressions, q est la position mécanique du rotor et d est l'angle défini par (S03-41). On remarquera que l'équation (S03-50) admet les deux cas particuliers

(S03-53) Mf 1 = Mo cos ( q - d )

et

(S03-54) Mf n = Mo cos ( q + d )

C'est la simplicité de ces deux expressions qui nous a conduit à choisir des axes de références conduisant aux expressions ci-dessus. Cette simplicité aura pour effet par la suite d'alléger les développements algébriques.

En l'absence de courant dans les branchements de l'induit, le flux de ces branchements est

(S03-55) yo i = Mfi if = Mo if cos ( q - ( 2 i - 1) d )

La coénergie magnétique obéit à l'expression

(S03-56a)

soit

(S03-56b)

Supposant le courant if constant et la vitesse de rotation w constante, soit

(S03-57) q = w t ,

les "tensions à vide" de chaque branchement s'écrivent

(S03-58)

Ce modèle convient aussi pour modéliser une machine à aimant permanent ; il suffit pour cela d'éliminer if en posant

(S03-59)

et

(S03-60) Mo if = yo

On peut aussi utiliser le même modèle pour modéliser une source de tension sinusoïdale en posant

(S03-60) w Mo if = w yo = Uc

de sorte que (S03-58) devient

(S03-61) uo i = - Uc sin [ w t - (2i-1) d ]

La figure ci-dessous indique l'allure de ces tensions

Figure S03-23 : ensemble de n tensions polyphasées sinusoïdales (n = 12).
Nous avons aussi indiqué sur ce graphe la définition d'un angle f dont l'origine
est choisie à l'intersection des tensions à vide des branchements " n " et " 1 ".

Cette façon de définir la phase d'un ensemble polyphasé de tensions est assez inhabituelle, notamment dans le domaine de l'électronique de puissance. Une fois de plus, cela provient de ce que nous privilégions l'aspect "flux" par rapport à l'aspect "tension".

On dit que le couplage est sinusoïdal parfait si L = M , de sorte que l'on a alors

(S03-62) Mi j = M cos [ ( i - j) d ] pour toutes les valeurs de i et j si le couplage est parfait.

L'expression de la coénergie devient alors simplement

(S03-63)

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Dernière mise à jour le 18-08-2004