ELEC 2311 : Physique interne des convertisseurs
électromécaniques
Semaine 2 : Utilisation d'un modèle "circuit"
Guidance
Rappels relatifs aux circuits mobiles
Jusqu'ici, nous n'avons considéré que des circuits fixes.
Lorsque la position du circuit peut varier dans le temps, nous désignerons cette position par la variable q .
Les équations des circuits doivent alors faire intervenir cette variable. Or, il existe plusieurs façon d'introduire la position q dans les équations des circuits. Ces différentes façons donnent des résultats différents.
Commentaire S02-6 : illustration de cette ambiguïté dans le cas d'une inductance linéaire.
Il faut donc être prudent vis à vis des logiciels de simulation de circuit qui autorisent la prise en compte des circuits mobiles, car il n'est pas du tout certain a priori que la méthode suivie par les auteurs du logiciel correspond à la situation physique que vous voulez étudier. Vous devez donc avant d'utiliser un tel logiciel vous demander
La réponse à la première question nécessiterait en principe le recours à un modèle de type "champ". En pratique, si chaque branche de circuit que l'on considère est formée de la façon classique la plus simple, c'est-à-dire sous la forme d'un fil électrique enroulé dont le nombre de spires est invariable, on peut appliquer la théorie des circuits filiformes, c'est-à-dire celle qui a été introduite dans le LIVRE.
Selon cette théorie, les équations d'évolution des circuits mobiles sont identiques à celles des circuits fixes, soit les équations de Kirchhoff et, pour les circuits inductifs, l'équation
(S02-8)
Par contre, les relations constitutives doivent être généralisées en y introduisant une dépendance vis à vis de la variable de position q . Par exemple, dans le cas linéaire, l'équation (S02-20a) devient
(S02-60)
De même, dans le cas non linéaire, les équations (S02-28), (S02-35) ou (S02-50) deviennent respectivement
(S02-61)
(S02-62)
(S02-63)
Lorsque l'on rassemble l'équation d'évolution (S02-8) avec l'une de ces relations constitutives, on obtient
(S02-64)
(S02-65)
ou
(S02-66)
Dans ces équations, on constate l'apparition de la vitesse mécanique
(S02-67)
ainsi que des inductances différentielles (S02-31) ou (S02-52).
Par contre, la force électromotrice e reste liée au courant d'une façon simple, que l'on suppose souvent ohmique comme dans les équations (S02-38) et (S02-39).
L'utilisation de la fonction de coénergie permet aussi de calculer la force généralisée
(S02-68)
qui n'est rien d'autre que le couple dans le cas d'un mouvement de rotation dont q est la variable de position angulaire.
Cette formule présente l'avantage de permettre le calcul des forces même en présence de non linéarités magnétiques.
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Dernière mise à jour le 5-08-2002